Comment reconnaître et soulager un sarcoïde chez le cheval ?

Résumé

Le sarcoïde est une tumeur cutanée qui touche le cheval. Généralement bénigne, elle concerne près de 20 % des tumeurs chez les chevaux et peut se développer à n’importe quel endroit sur le corps de l’animal (même si elle est principalement localisée au niveau de la tête, des membres et du ventre).   Même s’il […]

Sommaire

Le sarcoïde est une tumeur cutanée qui touche le cheval. Généralement bénigne, elle concerne près de 20 % des tumeurs chez les chevaux et peut se développer à n’importe quel endroit sur le corps de l’animal (même si elle est principalement localisée au niveau de la tête, des membres et du ventre).

 

Même s’il ne présente pas un risque pour la vie du cheval, le sarcoïde est inesthétique et peut poser problème pour l’utilisation du cheval ou gêner ses mouvements de par sa localisation. Dans cet article, nous vous présentons donc les signes qui permettent de reconnaître le sarcoïde chez le cheval ainsi que les principaux traitements pour le soigner. Nous vous partageons aussi des solutions naturelles pour prévenir l’apparition de cette tumeur et éviter que votre animal ne développe de sarcoïde. 

 

Qu’est-ce que le sarcoïde chez les chevaux

 

Le sarcoïde est la tumeur cutanée la plus courante chez les chevaux. Bien qu’il puisse ressembler à une verrue, il s’agit bel et bien d’une forme de tumeur de la peau. Il est localement agressif car il grossit avec le temps et s’infiltre dans les tissus de la peau, et tend  la récidive. C’est une tumeur bénigne et pas un cancer car il ne métastase pas. On la retrouve le plus souvent sur l’abdomen de l’animal, à l’intérieur des pattes arrière, autour de la gaine, sur la poitrine et autour des yeux et des oreilles. 

Comment traiter le sarcoide chez le cheval

Les sarcoïdes apparaissent aussi souvent à l’emplacement d’anciennes cicatrices, notamment au niveau des jambes. En effet, ce sont des zones où les mouches ont tendance à se poser et potentiellement transmettre l’agent pathogène (virus) qui serait à l’origine de la maladie. 

 

Les chevaux, des poulains aux adultes d’âge moyen, sont le plus souvent touchés et il peut y avoir une prédisposition génétique aux sarcoïdes. Ces derniers peuvent apparaître seuls, sous forme de minuscules morceaux de peau, ou en grappes. À mesure qu’ils grossissent, la peau peut s’ulcérer et s’infecter. En été, ils attirent les mouches et peuvent se transformer en plaies ouvertes qui auront beaucoup de mal à guérir sans un traitement adapté. 

 

Les différents types de sarcoïde du cheval

 

Il existe plusieurs types de sarcoïdes chez les chevaux, et notamment le sarcoïde : 

 

  • Occulte : soit une zone plate sur laquelle le cheval perd ses poils et où se forme une croûte grise et squameuse que l’on confond souvent avec la teigne. Ce type de sarcoïde est très souvent circulaire, et on la retrouve principalement sur le visage, le cou et entre les pattes arrière ; 
  • Verruqueux ; caractérisée par des verrues grises et squameuses. Les concours sont plus irréguliers et de multiples lésions auront tendance à apparaître autour de la zone touchée. Ce sarcoïde peut se développer et devenir un sarcoïde occulte. 
  • Nodulaire : vous pourrez remarquer de petites bosses sous la peau, fine et brillante. Celles-ci varient en taille, certaines mesurant plus de 5 cm de diamètre. Elles se trouvent généralement autour de l’aine et des paupières.
  • Fibroblastique : il s’agit ici de masses charnues agressives. Elles peuvent se développer suite à une plaie cutanée et grossir rapidement. Ces sarcoïdes sont souvent ulcérés et « suspendues » à une tige (pédiculée) ou extrêmement invasives sur la peau environnante.
  • Malin : c’est le type de sarcoïde le plus agressif. Il se propage à travers la peau et même le long des vaisseaux lymphatiques, avec des cordons de tissu tumoral entrecoupés de nodules et de lésions ulcéreuses secondaires. Dans ce cas, la tumeur sera généralement plus volumineuse, provoquant une réelle gêne voire des douleurs au cheval.  

 

Le sarcoïde est-il une condition grave pour le cheval ?

 

Les sarcoïdes proviennent de cellules appelées fibroblastes, qui jouent un rôle essentiel dans la cicatrisation des plaies. Les fibroblastes produisent également du tissu cicatriciel, ce qui est l’une des raisons pour lesquelles les sarcoïdes peuvent être si difficiles à traiter. La plupart des traitements vont en effet avoir tendance à stimuler le tissu cicatriciel, ce qui aggrave le problème.

 

La particularité du sarcoïde est qu’il n’est en principe ni douloureux ni prurigineux (ce qui signifie que le cheval ne se gratte pas). Néanmoins, selon le site des lésions et leur développement (lorsque le sarcoïde est invasif), des excroissances peuvent apparaître et déranger le cheval. C’est particulièrement le cas s’il se trouve près de l’aine, de l’oreille ou autour de l’œil. 

 

Les sarcoïdes sont de plus susceptibles de récidiver et de devenir plus agressifs s’ils sont soumis à une interférence accidentelle ou délibérée, comme un frottement ou des tentatives de traitement infructueuses. C’est pour cette raison qu’il faut prendre cette tumeur au sérieux avant qu’elle ne devienne plus problématique pour votre cheval. De plus, un traitement précoce sera généralement plus efficace, avant qu’elle  ne devienne volumineuse et plus difficiles à éliminer. 

 

Quelles sont les principales causes de sarcoïde chez le cheval ?

Le sarcoïde se développe surtout après une plaie (au niveau de la cicatrice ou directement autour de la blessure), d’une piqûre d’insecte ou d’une morsure. Il aura de plus tendance à se développer là où la peau est plus fine. 

 

Plusieurs facteurs peuvent être à l’origine d’un sarcoïde chez le cheval :

 

  • Un agent pathogène (comme un virus) : par exemple, des études semblent prouver que le papillomavirus bovin peut être à l’origine de certaines sarcoïdes. La cause sera ainsi un contact direct avec un bovin, ou indirect via un cheval déjà infecté ou un insecte. 
  • Une prédisposition génétique. Certaines races de chevaux semblent plus sujettes aux sarcoïdes, notamment les  Quarters Horses, les Appaloosas et les chevaux arabes…

 

Quels sont les principaux traitements des sarcoïdes chez le cheval ?

 

Bien que plusieurs traitements soient disponibles, il n’existe pas de remède magique contre les sarcoïdes et le risque de récidive est toujours élevé. Le traitement le plus adapté à votre cheval dépendra de la position de la tumeur, de sa taille et du nombre de sarcoïdes.

 

Parmi les principales solutions qui s’offrent aux maîtres, on retrouve : 

 

  • L’exérèse chirurgicale. Elle se réalise la plupart du temps sous anesthésie locale. Elle doit être suffisamment large pour éliminer un maximum de cellules tumorales. L’inconvénient de cette intervention est que le taux d’échec est élevé. La plaie a également tendance à mal cicatriser et le sarcoïde à récidiver rapidement. Elle est souvent associée à d’autres traitements locaux afin de limiter les récidives.
  • La ligature. Cela consiste à appliquer une bande serrée autour de la base de la tumeur. Elle n’est possible que si le sarcoïde est pédonculé et sa base de faible diamètre. Bien que cette méthode puisse fonctionner pour certains chevaux, il existe un risque élevé de récidive et elle peut être douloureuse pour le cheval, surtout si le sarcoïde se trouve dans une zone délicate.
  • La cryothérapie : la tumeur est congelée puis détruite. Il s’agit d’un traitement long et répété, souvent réalisé sous anesthésie générale pour que le traitement soit effectué en toute sécurité.
  • L’immunothérapie. Cette approche consiste à injecter des substances au cheval pour stimuler son système immunitaire afin d’éliminer la tumeur. Cela fonctionne bien pour les sarcoïdes localisés près de l’œil, mais plusieurs traitements sont nécessaires, souvent sous sédation. De plus, les risques d’effets secondaires étant importants, une prémédication est systématiquement administrée. 
  • La radiothérapie : elle s’est avérée efficace, mais c’est un traitement coûteux et réalisé là encore sous anesthésie générale. De plus, la radiothérapie n’est disponible que dans certains centres spécialisés en raison des difficultés techniques qu’elle implique.
  • L’ablation au laser : un laser chirurgical est utilisé pour enlever la tumeur, ainsi qu’une marge de tissu sain afin de réduire le risque de laisser des cellules cancéreuses. 

 

Une solution naturelle topique pour soulager et prévenir le sarcoïde du cheval

 

Ces traitements étant à la fois agressifs et coûteux, ils peuvent représenter un obstacle pour les propriétaires comme pour le cheval (s’il ne supporte pas bien l’anesthésie, par exemple). Vous pouvez donc vouloir privilégier une solution naturelle et moins invasive, en particulier si le sarcoïde est pris à un stade précoce (et qu’il ne s’agit que d’une petite tumeur verruqueuse). 

Soin pour le sarcoide chez les chevaux

En photo ci-dessus notre teinture de thuya

Dans ce cas, vous pouvez vous tourner vers une solution topique comme notre soin à base d’huiles essentielles Sarcopur ou notre teinture de thuya. Le thuya est en effet reconnu pour sa capacité à empêcher la multiplication des cellules et éliminer les verrues ainsi que les sarcoïdes. Le procédé de macération de la plante donne à la teinture mère une teneur élevée en actifs végétaux aux propriétés antivirales et kératolytiques. 

 

La teinture mère de thuya est traditionnellement associée au traitement des verrues, mais elle peut également être utilisée pour les affections cutanées telles que mycoses, psoriasis ainsi que pour apaiser les démangeaisons. Afin de renforcer l’action de ce  traitement externe, nous vous conseillons de complémenter votre cheval avec du magnésium et avec notre mélange de plantes spécifique Sarcomix à distribuer en cures régulières de 3 semaines à 3 mois selon les cas. 

 

Apaiser le sarcoide chez le cheval

En photo ci-dessus notre produit Sarcopur à base d’huiles essentielles

 

Quelle que soit l’option thérapeutique que vous choisirez, il est essentiel que le traitement soit poursuivi jusqu’à l’obtention d’un résultat visible. Si le traitement est arrêté avant l’élimination de la sarcoïde, il existe un fort risque de récidive, parfois avec une lésion plus grave qu’initialement présente. Si vous remarquez des signes de sarcoïde chez votre cheval, consultez un vétérinaire qui pourra évaluer la situation et recommander le meilleur traitement pour votre animal.