Comprendre le cushing chez le cheval

Résumé

Saviez-vous que ces dernières années, le nombre de chevaux âgés de plus de 15 ans a augmenté de près de 40 %. Cette augmentation de l’espérance de vie équine est due à l’amélioration de la qualité des soins. Mais cela se traduit aussi par une hausse des maladies qui touchent plus spécifiquement les chevaux seniors. […]

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Saviez-vous que ces dernières années, le nombre de chevaux âgés de plus de 15 ans a augmenté de près de 40 %. Cette augmentation de l’espérance de vie équine est due à l’amélioration de la qualité des soins. Mais cela se traduit aussi par une hausse des maladies qui touchent plus spécifiquement les chevaux seniors. 

 

C’est le cas notamment du syndrome de Cushing, dont le nombre de cas a connu une croissance similaire. Cette maladie hormonale, très fréquente chez les équidés âgés, se caractérise principalement par un poil d’aspect laineux et hirsute. 

 

Le cushing n’est pas à prendre à la légère chez le cheval car l’issue de cette pathologie peut lui être fatale. Dans cet article, nous vous aidons donc à comprendre les causes et symptômes du syndrôme. Nous vous partageons également des conseils pour gérer cette maladie et accompagner votre cheval.

 

Qu’est-ce que le syndrome de cushing chez le cheval ?

 

Le syndrome de Cushing, que l’on connaît également sous le sigle DPIP (pour Dysfonction de la Pars Intermedia de la Pituitaire) ou DPIH (pour Dysfonction de la Pars Intermedia de l’Hypophyse) est un déréglement hormonal et plus précisément un trouble endocrinien. 

 

Cette maladie est principalement liée au vieillissement du cheval, et en particulier d’une glande de son cerveau : l’hypothalamus (ou glande pituitaire). C’est pour cette raison que le syndrome de Cushing s’observe principalement chez les chevaux de plus de 15 ans. 

 

La prévalence du Cushing est d’environ 21 % des chevaux de plus de 15 ans et près de 40 % des chevaux de plus de 30 ans. De plus, même si les chevaux seniors sont les plus touchés, des chevaux plus jeunes peuvent également développer la maladie.

 

Les chevaux de race Morgan ainsi que les poneys semblent être plus à risque de développer le syndrôme de Cushing. Mais là encore, toutes les races sont concernées. De plus, il n’y a pas de prédisposition selon le sexe.

 

Les principaux symptômes de la maladie de Cushing

 

La syndrôme de Cushing chez le cheval est une maladie relativement difficile à dépister car ses principaux symptômes sont discrets et peu spécifiques. Le plus souvent, le cheval touché subira une baisse d’énergie, un amaigrissement progressif, etc. Il peut également souffrir de léthargie, voire d’une mue retardée ou anormale sur certaines zones spécifiques de son corps. 

 

A un stade plus avancé, les symptômes de la maladie de Cushing seront plus marqués.  Le plus évident d’entre eux est l’hypertrichose (ou hirsutisme), Le cheval va développer un pelage excessif, qui commence généralement par des anomalies de la mue (retard ou une repousse de poil très épais après la tonte). Progressivement, le cheval peut  présenter des poils longs et bouclés sur tout le corps.

 

Dans plus d’1 cas sur 2, le cheval souffrira également de fourbure. Cette inflammation du pied est très douloureuse. A terme, la troisième phalange peut même basculer dans le sabot et le percer. Vous pouvez aussi observer une fonte des muscles et des dépôts graisseux localisés, donnant à son abdomen un aspect distendu. 

 

Le cheval peut aussi développer une polyurie (ou polydipsie), soit un dérèglement qui va le pousser à uriner plus fréquemment et en plus grande quantité, ainsi qu’une sudation excessive.

 

Pour finir, des troubles neurologiques peuvent se manifester. Notamment l’ataxie (un trouble de l’équilibre), la perte de la vue, mais aussi de la  narcolepsie (soit un endormissement soudain).

 

Quelles sont les causes du syndrôme de Cushing chez le cheval

 

Chez un cheval sain, l’hypophyse sécrète l’ACTH, une hormone qui stimule la sécrétion de cortisol par les glandes surrénales. A son tour, l’hypothalamus détecte les niveaux de cortisol circulant dans le sang et en assurant la régulation en libérant de la dopamine. Son principal rôle est donc de maintenir le taux de cortisol circulant autour d’une valeur qui dépend de l’âge du cheval, mais aussi du moment de la journée ou de la saison. 

 

La maladie de Cushing se traduit par une augmentation chronique du niveau de cortisol circulant. Elle peut être provoquée par une hypersécrétion d’ACTH liée à un dysfonctionnement du système de régulation. Avec l’âge, la sensibilité de ce système de régulation diminue et c’est pourquoi la maladie se développe généralement de façon progressive. 

 

Il peut ainsi se passer plusieurs mois, voire même plusieurs années, avant que les premiers symptômes apparaissent. D’où l’importance de faire bien suivre son cheval par un vétérinaire et de le dépister régulièrement passé un certain âge. 

 

Le diagnostic de la maladie par un vétérinaire passe par l’observation des symptômes lors d’un examen clinique, ainsi que par certains tests. Le plus fiable d’entre eux est le dosage de l’ACTH dans le sang. En effet, s’il souffre de Cushing, le vétérinaire pourra observer une augmentation de l’ACTH plasmatique. 

 

Le test de la suppression à la dexaméthasone peut aussi être réalisé. Chez un cheval sain, la dexaméthasone (ou cortisone de synthèse) va réduire la concentration plasmatique de cortisol. Or si l’animal est atteint de Cushing, il conservera une concentration plasmatique en cortisol élevée. 

 

Comment gérer un cheval atteint de Cushing ?

 

Une fois le diagnostic posé, le cheval peut être pris en charge de plusieurs façons. 

 

Pour commencer, il est important d’évoquer les mesures préventives, visant à limiter les complications que peut provoquer la maladie. Il est par exemple crucial de bien faire attention au suivi de la vermifugation, des vaccinations et soins dentaires de l’animal. La maréchalerie et  l’alimentation (en limitant au maximum les aliments concentrés pour éviter les fourbures) sont également de gros points de vigilance pour les chevaux atteints de Cushing. 

 

Il est de plus conseillé de tondre régulièrement le cheval afin d’améliorer le confort de l’animal et prévenir d’éventuelles maladies de peau. Dans le cas où le cheval souffrirait également de fourbure, il faudra veiller à mettre en place des traitements adaptés ainsi que des compléments alimentaires ciblés. Par exemple, notre laboratoire vous propose Fourbure Détox, un aliment complémentaire à base de plantes aux propriétés détoxifiantes.

 

Supplémenter un cheval atteint de la maladie de Cushing

 

Vous pouvez pour la maladie de Cushing supplémenter votre cheval avec Cushmix,  un mélange de 10 plantes déshydratées sélectionnées pour leurs propriétés régulatrices du système endocrinien. Il contribuera à soutenir l’organisme de votre cheval atteint de déséquilibre hormonal.

Complément naturel pour la maladie de Cushing chez le cheval

En complément ou en relais de ces mesures, notamment lorsque la complémentation avec des plantes n’est pas suffisante, un traitement médicamenteux sera mis en place pour maîtriser l’évolution de la maladie, et améliorer le quotidien de l’animal. Il est généralement à base de pergolide, une molécule qui imite les effets de la dopamine et va donc permettre de réduire la sécrétion d’ACTH et donc de cortisol. 

 

Ce traitement pouvant entraîner certains effets secondaires (comme des problèmes gastriques ainsi que de l’anorexie), il doit être mis en place de façon progressive.  Une alternative possible est le trilostane, qui ne présente pas à ce jour d’effets secondaires identifiés.  Néanmoins, ces effets sont moins connus et son efficacité pas suffisamment prouvée. De plus, son prix plus élevé peut être dissuasif pour de nombreux maîtres. 

 

Comment évolue le  syndrome de Cushing chez le cheval ?

 

La maladie de Cushing ne se soignant pas, le traitement médicamenteux devra être pris à vie. Et afin de maintenir cette pathologie sous contrôle, un suivi régulier du taux d’ACTH permettra d’adapter si besoin sa posologie.

 

Dans le cas de la distribution de compléments à base de plantes, une distribution continue est habituellement nécessaire. Lorsque l’état de l’animal le permet, une pause de 2 semaines tous les 3 mois pourra être envisagée.

 

Pour conclure, il est tout à fait possible d’offrir à son cheval atteint de Cushing une bonne qualité de vie. Sous réserve de la mise en place d’un traitement médicamenteux ou d‘une complémentation à base de plantes lorsque l’état de l’animal le nécessite, et du respect de mesures hygiéniques et alimentaires adaptées.